Questo sito è l'archivio del programma LLP 2007-2013.
Per informazioni sul nuovo programma europeo per l'istruzione, la formazione, i giovani e lo sport 2014-2020 consultare: erasmusPlus.it

IN AZIONE

Comenius
Feljeu, il festival europeo del libro ci invita alla lettura, nelle parole di una studentessa


Ad Altamura, presso il liceo Cagnazzi, promotore di una rete Comenius, studenti e docenti delle scuole secondarie ed universitari di 12 paesi europei, esperti, per tre giorni hanno parlato di valore del libro e della lettura, hanno presentato i primi risultati di un’indagine volta a definire un canone europeo della lettura e hanno premiato le migliori esperienze
 

Proseguendo un cammino iniziato dalla rete Comenius 3 European Humanism in the World, EWHUM, impegnata da anni nella riflessione sull'importanza dei valori  umanistici fondamentali nella costruzione del cittadino europeo e  sulla messa punto di strumenti funzionali all’inserimento di questi nei percorsi educativi, ad Altamura, presso il liceo Cagnazzi,  che di Ewhum è stato il promotore, si è svolto recentemente il Festival della lettura e del libro FELJEU 2,  grazie al sostegno finanziario comunitario per una Misura di Accompagnamento, una delle pochissime approvate nel 2007.

Studenti e docenti delle scuole secondarie ed universitari di 12 paesi  europei, insieme ad esperti del settore, per tre giorni hanno parlato del valore del libro e della lettura, hanno presentato i primi risultati di un’indagine volta a definire un canone europeo della lettura, individuando cioè di testi da ritenere indispensabili per la formazione del giovane europeo, sono state premiate le migliori esperienze prodotte nell’ambito di un concorso fra le scuole dei paesi partecipanti sul tema, appunto, dei significati della lettura nella loro formazione. In proposito una studentessa del Liceo Scientifico E. Majorana di Mirano, Venezia, raccontando  il lavoro della sua scuola, ha fatto ai presenti un invito a leggere, invito  che vogliamo estendere ai  nostri lettori con la pubblicazione sul sito.

Ewhum

L’importance de la lecture et du livre

Quand ma prof m’a dit: “Bien, tu as à ta disposition cinq minutes pour présenter ton travail et faire un discours sur l’importance de la lecture et du livre” j’ai pensé que c’était comme demander à un enfant de quatre ans de construire la Tour Eiffel. Une folie!

Mais maintenant je suis ici, devant vous, jeunes de toute Europe, pour parler et partager avec vous ma personnelle expérience.

Ma mère, pendant l’été de mes dix ans m’a fait un cadeau: un livre. Un livre vert phosphorescent qui se trouve caché dans ma librairie. Et quelque fois je me demande s’il ne s’agissait pas d’une trame ourdie par le destin: eh bien oui, la fatalité! Car après la lecture de ce livre, mon rêve de vie est né. Mon rêve est né grâce à la force des mots et à la puissance de l’âme d’un livre. Je n’ai jamais été une élève qui passe sa vie à dévorer des livres: plutôt j’aime les voir, les prendre et après, si les premières pages me capturent…bon, j’ai capturé le livre!

Vous voulez savoir de quel livre je parle? La Montagne enchantée de Thomas Mann, A la recherche du temps perdu de Proust, Le maître et Marguerite de Bulgakov, Les Fiancés de Manzoni où bien Guerre et Paix de Tolstoj? Pas du tout. Le petit livre duquel je vous parle est la biographie d’un homme exceptionnel: Albert Schweitzer.

Albert SchweitzerAlbert. Un homme, un fils, un adolescent comme nous, un philosophe, un théologien, un organiste, un mari, un père et bien sur un médecin. Un médecin un peu spéciale, un précurseur des « médecins sans frontières », car il a toujours travaillé à Lambarené, au Congo. Afrique.

Et je veux simplement devenir comme lui : il est mon phare. En lisant sa biographie je me suis identifiée surtout quand on parlait de sa jeunesse et de son haine – amour pour la musique. Je pense que la compassion et l’identification du lecteur soient nécessaires pour rejoindre l’objectif de la lecture : à travers l’incarnation de nous même dans le livre, pensée et cœur battent miraculeusement au rythme du stylo de l’écrivain.

Je sens mon rêve près de moi mais au même temps très loin, car je suis peut-être comme un poulet qui veut voler comme les aigles, trop haut, mais je me sens comme qui « sur le sol est comique et laid, gauche et veule mais au contraire dans le ciel est le Prince des nuées » (Baudelaire). Je pense qu’il faut croire fermement au pouvoir de nos rêves : nous devons faire de notre mieux pour les réaliser et les cultiver à l’ombre d’un ancien espoir. « Si nous ne sommes pas audacieux, ce qui n’est pas synonyme d’être irresponsable, si nous ne sommes pas terriblement audacieux avec nos rêves et nous ne croyons pas en eux jusqu’à les rendre réalité, alors nos rêves se flétrissent, meurent et nous avec eux » (Luis Sépulveda). Voilà le pouvoir des rêves.

libro.jpgMon rêve est né après la lecture d’un livre et si un livre démontre une telle puissance alors il doit être partagé. Partagé pour ses valeurs, entre nous, jeunes européens qui, comme «des nains sur les épaules des géants » devons savoir regarder au-delà des limites européennes.

J’ai dix-huit ans et je sens toujours plus nécessaire l’exigence et le besoin de me confronter avec d’autres jeunes parce que le témoin pour la sauvegarde de notre chère et vieille Europe et de la planète Terre sera bientôt passé à notre génération. La rencontre est fondamentale pour se connaître sans préjugés.  Cet hiver j’ai passé une semaine à Genève avec quarante mile jeunes avec la communauté de Taizé. Je n’ai pas de mots pour exprimer la beauté de sentir le souffle de la prière et de la vie et de la force de la jeunesse que j’ai senti avec italiens, français, roumains, ukrainiens, anglais, espagnoles et beaucoup d’autres. Il faut être  préparés à travers la rencontre, le débat et l’échange réciproque de nos idées pour la formation d’un humus culturel commun à tous les européens. Nous rêvons, ou mieux, nous voulons une Europe qui croie aux jeunes, sache les écouter et les former à des valeurs qui semblent parfois désuètes. C’est fondamental développer l’éducation pour tout ce qui peut nourrir l’âme humaine: le silence, le respect pour la Nature, l’amour pour la Beauté mais surtout la force et la capacité de s’opposer à l’injustice sociale et à tous ceux qui piétinent la dignité humaine.

Voilà mon expérience: je dois ma vie à un livre et mon conseil est : «Lisez !»
Pour un réconfort, à la recherche d’une réponse, pour sentir le parfum d’un livre jauni et vivre les passions des protagonistes. Dans le bus, le train ou le métro pour aller à l’école, sous les bancs d’école, en cachette pendant l’heure de math, sous un saule pleureur près d’un fleuve, sur un rocher à la mer, à la toilette, mais lisez, pour s’informer, pour partager des émotions, pour vivre.

Giulia Laura Muscarella
Liceo Scientifico Majorana
Mirano (Venezia)